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Jérôme BIGNON : Débat sur la diplomatie climatique de la France à l'aune de la COP 24

Mis à jour : janv. 3


Madame la Ministre,

Trois ans après l'adoption de l‘accord de Paris, la COP 24 aura lieu en Pologne en décembre. La mise en œuvre des engagements pris en 2015 a-t-elle été à la hauteur du défi climatique ? Comment les États peuvent-ils renforcer leurs ambitions et coordonner leurs efforts pour une action efficace et juste. Voilà deux points essentiels pour les futurs débats de Katowice.

La France porte dans la mise en œuvre une responsabilité particulière parce que c'est à Paris qu’a été signé l'Accord climatique de 2015 et que le Gouvernement de l’époque et la diplomatie française ont joué un rôle capital dans cette issue positive. Pourtant l’'Accord de Paris, si il est essentiel n'est qu'un point départ…

L’Accord de Paris prévoit de contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en-dessous de 2° par rapport aux niveaux pré industriels. A la demande des pays les plus vulnérables les États ont commandé au Giec un rapport spécial sur les impacts de réchauffement global de 1,5°, rendu public le 8 octobre dernier.

Il dit en substance : "le changement climatique affecte déjà les populations, les écosystèmes et les moyens de subsistance. Chaque demi degré comptent. Ne pas dépasser 1,5° n'est pas impossible, mais cela demande des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société."

Comment procéder pour monter cette marche ?

Certes la France n'est pas seule puisque c'est l'Union Européenne qui mène les négociations pour ses membres.

Chacun sait que les points de vue ne sont pas unanimes au sein de l’Union Européenne.

Comment s'est passée, Madame la ministre, la négociation entre les pays de l'Union ? La France est-elle parvenue à défendre ses positions ? Voilà une première question

La France est en train de réviser sa stratégie nationale bas-carbone. La Commission européenne va proposer pour discussion une feuille de route à 2050, alors qu’une révision à la hausse des contributions climat est attendu d’ici à 2020 dans le cadre de l’Accord de Paris. Comment faire en sorte que fonctionne la promesse de Paris, celle d’un accord dynamique, fondée sur l’émulation et la solidarité ? Voici une deuxième question.

Le risque inhérent à la transition bas-carbone est qu’il y ait des gagnants et des perdants. Pour autant faut-il reculer les échéances ?

La perception par les citoyens d’une transition juste est l’une des solutions. Comment faire en sorte d’anticiper les transitions pour préparer les territoires et s’assurer de l’appui des citoyens ? Quels types d’outils mettre en place ? Voici ma dernière question.


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