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Jean-Louis LAGOURGUE : Débat sur la santé en Guyane

Mis à jour : janv. 3


Madame la Présidente,

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président de la Commission des Affaires Sociales,

Mes chers collègues,

La Santé en Guyane est une préoccupation majeure pour la France. Les difficultés que nous connaissons en Métropole, sont exacerbées dans le pays, se surajoutant aux problématiques locales qui mettent déjà le système de santé sous tension.

Les assises de l’Outre-mer révèlent que l’accès au soin est la première priorité en matière de santé pour les guyanais.

La Guyane est à la fois le deuxième des plus vastes territoires de France, et le deuxième moins densément peuplé : 20% de la population est issue de l’immigration, souvent clandestine, et ne dispose de ce fait, d’aucune couverture sociale. Le taux de pauvreté dans l’ensemble du pays atteint 44 % et le taux de fécondité 3,5 enfants par femme.

L’éloignement de toute une partie de la population du système de santé retarde les dépistages, en particulier pour le VIH qui présente une surmortalité liée au SIDA par rapport à la métropole.

Les hôpitaux des villes frontalières telles que Saint-Laurent du-Maroni sont particulièrement sollicités, invitant la France à développer des accords de coopérations transfrontalières en matière de santé avec le Brésil et le Suriname.

Au regard de la situation sociale et géographique de la Guyane, la politique sanitaire locale ne peut être une déclinaison de la politique sanitaire nationale. Nous devons l’adapter pour qu’elle réponde aux besoins de la population, comme le prévoit l’article 73 de notre Constitution.

Monsieur le Ministre, les accords du 21 avril 2017 signés à Cayenne ont débloqué un milliard d’euros, notamment pour venir en aide au système de santé du pays qui peine à se moderniser. Quel bilan pouvez-vous dresser de cette intervention de l’État, et que reste-t-il à faire pour que chaque guyanais ait accès à la santé, quel que soit son lieu de vie ?

Réponse de Monsieur Adrien TAQUET, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé :

Le Gouvernement a conscience des spécificités guyanaises - situation épidémiologique préoccupante, populations isolées - et décidé d'investir massivement.

Il est trop tôt pour tirer le bilan des mesures de 2017, qui sont en cours de déploiement. Nous avons créé le GHT, développé les coopérations, les maisons de santé.

J'entends l'impatience. L'outre-mer a trop longtemps été privé des investissements nécessaires pour rattraper son retard. Le plan Outre-mer 5.0, notamment, témoigne de la volonté du Gouvernement de garantir à nos concitoyens d'outre-mer des droits équivalents à ceux de l'Hexagone.


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