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Colette MELOT : Question sur la mobilité des étudiants


Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Mes chers Collègues,

A l’heure où la crise sanitaire a entraîné la fermeture de nombreuses frontières dans le monde entier, la plupart des étudiants ont dû renoncer à leur séjour à l’étranger.

Pourtant, en ce mois de Juin, les inscriptions sont en cours de finalisation et l’avenir des échanges internationaux reste incertain pour les étudiants et leurs établissements d’accueil. De nombreuses écoles de formation supérieure prévoient dans les cursus un stage ou une année de césure à l’étranger, mais les étudiants français font face à de nombreuses restrictions sur les visas, en particulier aux Etats-Unis, ou bien se voient proposer des stages en visio-conférence.

Dans le cadre du programme ERASMUS, certains étudiants ont dû écourter ou annuler, pour 25 %, leur séjour. A l’inverse, se pose la question de l’attractivité de la France à l’égard des étudiants internationaux. Pour certaines grandes écoles telles qu’HEC ou encore Sciences Po, ils représentent près de 50% de leurs effectifs. Or, la France est passée de la quatrième destination étudiante à la cinquième, derrière l’Allemagne. Le programme « Bienvenue en France » qui poursuit l’objectif ambitieux d’accueillir 500 000 étudiants étrangers en 2027 risque malheureusement d’être mis à mal. De nombreux chantiers sont encore à engager, je pense aux conditions de logement que la période de confinement a mis en évidence.

Nous ne pouvons laisser se profiler une année blanche de la mobilité. Les échanges internationaux d’étudiants sont un déterminant important pour notre économie, à la fois gage de dynamisme intellectuel, source d’innovation et de richesse culturelle. Il s’agit donc aujourd’hui de rassurer les candidats internationaux. Alors, Madame la Ministre, quel dispositif comptez-vous mettre en place, afin de lever toutes les contraintes actuelles pour pouvoir accueillir les étudiants internationaux dans les meilleures conditions ?

Réponse de Madame Frédérique VIDAL - Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :

La préoccupation que vous évoquez est mondiale. La mobilité des étudiants comme des autres citoyens est empêchée par la pandémie.

Des dispositifs sont prévus dans les universités pour maintenir les inscriptions : organisation des universités européennes au sein de l'espace Schengen, partenariats internationaux renforcés pour déployer des formations à distance notamment. Nous soutenons ce mouvement de formation à distance tant que la pandémie l'exigera.

Nous avons, avec le Premier ministre, ouvert un appel à manifestation d'intérêt pour soutenir la production de formation à distance. Nous travaillons avec les postes et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour ouvrir des lieux d'accueil pour les étudiants qui n'ont pas tous les moyens de de de se connecter dans les lieux où ils habitent, de manière à ce que nous puissions préserver l'attractivité de la France et des formations françaises auprès des étudiants internationaux.

Le plan « Bienvenue en France » a déjà accru de 4 % le nombre d'étudiants internationaux accueillis en France. Bien sûr, l'ensemble des établissements et ministères, sont mobilisés pour que nous puissions progresser encore.


Réplique : Je vous remercie Madame la Ministre et c’est un bon élan pour la mobilité de la jeunesse ; c’est indispensable.



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