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Corinne Bourcier : Stratégie de déploiement des soins palliatifs

27 mars 2024

Question d'actualité au Gouvernement



Question de Corinne Bourcier, Sénatrice de Maine-et-Loire, à Catherine Vautrin, Ministre du travail, de la santé, des solidarités.

 

Merci Monsieur le Président.

 

Madame la Ministre,

 

Monsieur le Ministre Frédéric Valletoux a rappelé dimanche dernier qu'une stratégie de déploiement des soins palliatifs avait été préparée de façon à ce que les 21 départements qui n'en sont toujours pas dotés en bénéficient avant la fin du débat sur la fin de vie.

 

Tous, ici, nous ne pouvons que saluer une telle annonce. En effet, les soins palliatifs sont indispensables dans la prise en charge de certains malades. Ils réalisent un travail extraordinaire auprès des patients, mais aussi auprès de leurs familles qui se sentent parfois totalement démunies face à la situation de leurs proches.

 

Je souhaite aussi souligner, car c'est important, que les soins palliatifs ne font pas seulement de l'accompagnement de fin de vie, mais ils participent aussi beaucoup à la prise en charge de la douleur.

 

C'est absolument fondamental car la prise en charge de la douleur est évidemment en lien étroit avec un éventuel souhait de recourir à l'aide à mourir. Nous ne pouvons donc qu'encourager leur déploiement dans tout le territoire.

 

Madame la Ministre, ma question est double. La première porte sur le calendrier. Il a été indiqué que les départements seraient tous dotés en soins palliatifs avant la fin du débat sur la fin de vie. Mais, pour le moment, seule l'Assemblée nationale sait quand elle examinera ce texte. Notre chambre ne sait pas encore si elle l'examinera en juin ou à la rentrée ou même plus tard.

 

Ainsi, quel est le calendrier pour le déploiement des soins palliatifs ? Ma seconde question porte sur l'existence du personnel sur lequel vous comptez. Je rappelle que la seule unité publique de soins palliatifs des Yvelines a justement fermé il y a à peine quelques semaines par manque de personnel. 150 postes sont vacants dans l'ensemble des services existants et un quart des médecins vont quitter leur fonction d'ici cinq ans.

 

Je vous remercie.

 

Réponse de Catherine Vautrin, Ministre du travail, de la santé, des solidarités.

 

Merci Monsieur le Président.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Madame la Sénatrice Corinne Bourcier,

 

Vous avez raison, Madame la Sénatrice, de mettre en avant la nécessité qu'il y a de travailler sur la prise en charge de la douleur dans une notion de continuum. C'est-à-dire, que chacun d'entre nous peut à un moment être victime d'une douleur à la suite par exemple d'une opération ou autre.

 

Il est important qu'effectivement il puisse y avoir une prise en charge de cette douleur. Cette démarche c'est tout le sens du rapport qui a été réalisé par le Professeur Franck Chauvin et l'équipe qui l'a entouré pour doter notre pays d'une stratégie d'accompagnement des soins et tout particulièrement des soins palliatifs.

 

Alors évidemment ça ne se fait pas, et vous avez raison de le dire, comme ça, en un rien de temps. Et c'est la raison pour laquelle le plan que nous préparons a pour objectif de structurer une filière.

 

Structurer une filière, ça commence par travailler avec ma collègue Sylvie Retailleau pour mettre en place une nouvelle filière médicale qui est une filière de soins palliatifs avec, évidemment, des nominations de professeurs d'université qui derrière, évidemment, auront à leurs côtés des assistants chefs de clinique et des chefs de clinique parce que j'entends parler de médecins mais la question qui se pose aujourd'hui, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, c'est la formation des médecins sur les soins palliatifs. Celles et ceux qui sont médecins dans cet hémicycle savent mieux que d'autres que ce n'est pas plus de quelques heures dans un cursus de 10 ans d'études.

 

Donc si nous voulons structurer une filière, encore faut-il faire cette formation.

 

Et cette formation, elle doit ensuite être faite pour l'ensemble des soignants, les médecins, les infirmières, les aides-soignantes dans une logique de formation initiale mais également de formation en soins continue.

 

Ensuite, je voudrais continuer sur l'équipement. Nous avons 20 départements car nous avons équipé la Corrèze il y a exactement 15 jours. Nous travaillons maintenant sur 23 équipes régionales, une USP par département, des unités mobiles. Et pour Houdan, rapidement, un médecin est nommé en avril, un autre arrivera en septembre.

 

Donc c'est un contre-exemple que nous nous dépêchons d'effacer parce que la volonté c'est évidemment d'équiper le pays.

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