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Franck MENONVILLE : Débat sur les conclusions du rapport d'information "Demain les robots"


Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes Chers Collègues,


Au début du 19ème siècle, derrière John Ludd, les artisans-tisserands anglais se soulevèrent contre l’introduction du métier à tisser. La colère populaire se focalisa sur les machines au motif qu’elles risquaient de priver les travailleurs de leur emploi…


Depuis lors, nos économies se sont numérisées et mondialisées. Les données du problème ont radicalement changé, mais les mêmes craintes resurgissent immanquablement. On craignait hier pour les emplois industriels, on craint aujourd’hui pour les métiers des services. La robotisation va certes faire émerger de nouveaux emplois mais d’autres seront voués à disparaître.


De nombreux économistes considèrent que la distinction stricte entre industrie d’une part et services d’autre part, semble dépassée. Ils deviennent de plus en plus indissociables.


Plusieurs tendances sont à l’œuvre, comme le développement de l’économie de la fonctionnalité, qui privilégie la prestation d’un service à l’acquisition d’un bien, l’éclatement des chaînes de production parmi une multitude d’acteurs, ou encore la montée en puissance du travail intérimaire, considéré comme service même lorsqu’il concerne la production industrielle.


La compétitivité exige que nous soyons à la pointe du développement technologique. Cette mutation ne peut se faire sans un accompagnement individuel et une mise en place de formations adaptées des personnels concernés.


Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous préciser comment comptez-vous accompagner cette mutation. Quelles mesures entendez-vous mettre en place pour soutenir la création d’emplois et corollairement compenser les pertes ?


Seul le prononcé fait foi


M. Marc Fesneau, ministre

Comment faire en sorte que le solde d'emplois soit positif ? Il y a une part de risques, mais aussi d'opportunités.


Selon la Commission européenne, il y a 756 000 postes à pourvoir dans l'Union. Mais il y a un défi de formation et de promotion des métiers du numérique. Le Président de la République a souhaité lancer une gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) au niveau national, avec les régions, pour anticiper les évolutions de l'offre de formation. Nous allons accompagner les start-up grâce à French Tech, Pôle emploi et l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) pour le recrutement de jeunes talents, simplifier l'intéressement pour les salariés. Le défi est à la fois de former aux emplois de demain et d'adapter les métiers d'aujourd'hui.

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