Marc Laménie - Résultats de la gestion et approbation des comptes de l'année 2025
- 22 juin
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22 juin 2026
Projet de loi relatif aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l'année 2025 - Dossier législatif
SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Rapporteur général,
Mes chers Collègues,
Nous examinons aujourd’hui le projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2025.
Rappelons tout d’abord que le contexte économique actuel mondial et national est particulièrement fragilisé.
Fragilisé car depuis 2023, les difficultés systémiques se sont accumulées avec un ralentissement de la croissance mondiale causé notamment par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient.
Le contexte économique est fragilisé aussi au sein même de notre pays.
Depuis plusieurs décennies maintenant, une logique de dépenses publiques et sociales toujours plus importantes, mais jamais financées, nous a amenés là où nous en sommes.
Retraite à 60 ans, 35h, tertiarisation de l’économie, fin des politiques familiales. Les erreurs furent nombreuses.
En plus de creuser la dette, ces dépenses ont été partiellement financées par des hausses d’impôts sur les entreprises et les ménages, faisant de notre pays le champion des prélèvements obligatoires de toute l’OCDE.
Le résultat est donc un déficit public évalué à 5,1 % du PIB pour l’exercice 2025. C’est un écart de 1,4 point de pourcentage du PIB entre le déficit que nous avons connu et celui que nous aurions dû avoir si nous avions respecté la loi de programmation des finances publiques pour la période 2023-2027.
Pour autant, reconnaître les difficultés ne doit pas nous empêcher de constater les efforts réalisés.
En effet, l’année 2025 marque un début de redressement par rapport à l’exercice précédent.
Ces résultats demeurent insuffisants pour retrouver une trajectoire pleinement satisfaisante, mais ils témoignent d’un effort réel de maîtrise budgétaire et d’une volonté de corriger les déséquilibres observés ces dernières années.
Au-delà des chiffres globaux, nous souhaitons également souligner les choix stratégiques opérés dans la répartition des crédits.
Malgré un ralentissement, certes timide, de la dépense publique, les crédits de la mission « défense » poursuivent leur croissance, conformément aux dispositions de la loi de programmation.
Dans le contexte international que nous connaissons, marqué par le retour de conflits de haute intensité et par des menaces croissantes pour la sécurité de notre pays, cet effort budgétaire est non seulement justifié, mais indispensable.
Après des décennies d’erreurs stratégiques concernant notre défense, marquées par les prétendus « dividendes de la paix » et le livre blanc de 2008, la France redonne enfin à ses armées les moyens dont elle a besoin.
Mes chers collègues, vous le savez, mon groupe défend dans cet hémicycle une concentration de l’effort budgétaire sur les politiques publiques qui préparent un avenir meilleur pour nos enfants et qui correspondent aux responsabilités fondamentales de l’État.
Si nous saluons les résultats de l’exercice budgétaire concernant les missions régaliennes de l’État, ainsi que les budgets qui préparent l’avenir, tels que l’enseignement scolaire et l’écologie, nous regrettons que des économies sur les autres postes de l’État n’aient pas eu lieu.
Ainsi, si les résultats de l’année 2025 ne sauraient être considérés comme satisfaisants, ils témoignent néanmoins d’une amélioration par rapport à l’exercice précédent.
Enfin, le projet de loi qui nous est présenté aujourd’hui vise à approuver, c’est-à-dire à certifier les comptes de l'année 2025.
L’exécution budgétaire ayant été globalement fidèle à loi de finances initiale pour 2025 que le Parlement a votée, le groupe Les Indépendants votera en faveur du projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes pour l’année 2025.




