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Pierre-Jean VERZELEN : Débat à la suite du Conseil européen des 15 et 16 Octobre 2020


Monsieur le Président,

Monsieur le ministre,

Mes chers collègues,


Quand on voit l’importance et le nombre des sujets qui ont été abordés lors du dernier Conseil européen, on peut les uns et les autres constater le moment particulier et le moment exceptionnel que traverse l’Union européenne. Alors vous me direz, les moments exceptionnels et les crises depuis dix ans, l’Europe elle en a vu ! : la crise financière, la gestion de la dette Grecque, des moments de tensions avec les pays amis, des moments de tensions diplomatiques, le terrorisme, l’épidémie de la Covid-19, le Brexit… dans ces moments, les Chefs d’Etats européens n’ont qu’une mission au-dessus de toutes les autres : celle de protéger les peuples.


Vous me permettrez de limiter mon propos à deux sujets : la crise sanitaire et puis le Brexit.


En mars dernier, au début de l’épidémie, je crois que l’on peut constater qu’à l’échelle européenne, il y a eu un retard à l’allumage. Je veux dire, et évidemment ici, il ne s’agit pas de donner des leçons mais que l’épidémie, elle s’est développée, elle a progressé de manière différente selon les régions. Il y a eu le matériel à certains endroits, avec le manque de matériel, de masques, de tests, et à d’autres endroits, il y avait des situations d’urgence à gérer et on peut constater, comme je vous le disais, qu’il y a eu un retard à l’allumage et qu’il y a donc deux objectifs :


• Améliorer la coordination. Il y a un absolu besoin de coordonner en terme de mesures et d’actions pour les fois prochaines ;


• Le 2ème sujet n’est pas de recréer une structure quelconque mais en tout cas de créer des mécanismes qui vont permettre de faciliter et de rendre plus réactive l’Union européenne lors des prochaines crises.


Les questions transfrontalières, les tests, les mesures de quarantaine et les déplacements vers l’Union européenne ont été abordés lors du dernier Conseil européen. Nous saluons cette volonté commune qui a été exprimée par les dirigeants européens.


Sur le sujet du vaccin, nous sommes évidemment toujours dans l’attente d’un vaccin… Nous devons avoir des engagements précis sur la distribution et la répartition et comme le vaccin n’est pas trouvé, nous devons avoir un partage et que les choses soient très claires, en terme de partage d’informations et en terme de recherche entre les pays européens.


Le Brexit, ensuite…


Comme beaucoup, je voudrais saluer le travail qui a été mené et qui est mené par Michel Barnier, qui a su construire, qui a su bâtir une ligne commune, qui a su faire vivre une solidarité entre les Etats de l’Union européenne et en revanche, je regrette, mais je pense comme beaucoup, les volte-face du gouvernement Britannique qui est peut-être lui, en train de se préparer prochainement à un Royaume désuni…


Je ne vais pas ici rappeler évidemment l’historique du referendum de la campagne et j’imagine que vous en avez longuement parlé dans les mois et les années précédentes mais quand même, je ne nie pas la volonté du peuple anglais de vouloir sortir de l’Union européenne mais il y a quand même eu des apprentis sorciers qui ont joué avec les vérités :


En tête de certains, prenez quelqu’un comme Nigel Farage qui expliquait quand même aux anglais que toutes les semaines, les soi-disant 350 millions de livres anglaises venues directement de l’Union européenne, permettraient de financer le système de santé anglais. Il y avait même quelqu’un qui était en campagne, qui avait floqué ça sur son bus. Il s’appelle Boris Johnson. Il a fait beaucoup de parcours depuis cette époque.


Comme on dit chez moi en bon patois picard : Fake News !


Regardons la situation en face : nous sommes plus proche de ne pas trouver d’accord que de résoudre les différents sujets qu’il y a sur la table.


Les différents sujets brûlants :

• les conditions d’une concurrence loyale et équitable ; si importante pour nos usines, nos entreprises et nos salariés ;


• Le respect des engagements qui ont été pris sur le filet de sécurité irlandais ;


et il reste un sujet qu’a abordé notre collègue Jean-François Rapin, c’est celui de la pêche qui cristallise beaucoup de passions de l’autre côté de la Manche. Il faut que l’on soit extrêmement clair si les eaux territoriales britanniques ne sont plus accessibles aux français et aux pêcheurs européens, ne faisons preuve d’aucune faiblesse et qu’à partir de ce moment-là, les pêcheurs anglais et la production de pêche anglaise n’aura plus accès au marché intérieur. Ayons le courage d’affirmer dès maintenant, aux pêcheurs britanniques que pêcher, c’est bien, mais que de vendre sa pêche c’est encore mieux !


Comme Élu des Hauts de France, comme parlementaire, je vous le demande Monsieur le Ministre : pas d’accord au rabais avec le Royaume Uni sur le dos de nos pêcheurs français et européens.


Merci de votre attention.


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