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Pierre MÉDEVIELLE : Débat : comment assurer l'avenir du pastoralisme ?

16 janvier 2024

Face à la prédation du loup, comment assurer l'avenir du pastoralisme ?



Monsieur le Ministre,

Mes chers collègues,


L’objectif du Plan national d’actions loup 2018-2023 était ambitieux, trop ambitieux certainement : sauvegarde de l’espèce et protection des troupeaux sont parfois difficile à concilier. De tout ce que j’entends dans cet hémicycle et surtout sur le terrain, on est loin de l’atteindre.


En Occitanie, au moins 10 départements ont déclaré la présence du loup. La prolifération de cette espèce prend aujourd’hui une dimension nationale. Pour les éleveurs, et notamment ceux de brebis, c’est un véritable fléau auquel ils doivent faire face.


Si je prends l’exemple de mon département et des départements voisins des Hautes-Pyrénées et de l’Ariège, nous avons le triste privilège de cumuler toutes les formes de prédations : loups, ours, vautours.


Les lenteurs et hésitations de la Commission européenne ne sont pas de nature à favoriser la réactivité dont nous devrions faire preuve si nous voulons conserver notre pastoralisme et l’attractivité du métier.


La sauvegarde de nos troupeaux est une condition sine qua none au maintien de nos surfaces de pâturages et d’estives. C’est un véritable sujet d’aménagement du territoire et de maintien d’activités touristiques.


Les phénomènes d’hybridation avec des chiens errants n’étaient pas prévus au programme. Quid d’un véritable plan de régulation évolutif et réaliste pour le loup, mais aussi pour les autres prédateurs ?


Monsieur le Ministre, quelles sont les conclusions de la consultation publique menée en fin d’année sur le plan 2024-2029 ?


Nos éleveurs ont besoin de solutions à court et moyen termes, faute de quoi les abattages clandestins ne cesseront de se multiplier.


SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

 

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