Robert LAUFOAULU : Débat sur les risques naturels majeurs outre-mer

Mis à jour : févr 19


M. le Président,

Mme la Ministre,

Mes chers collègues,


Nos outre-mer sont particulièrement sensibles au changement climatique du fait de leur insularité et de leurs différentes situations géographiques.


Il est dès lors primordial d’investir dans la recherche, l'observation et la prévention des risques climatiques pour tous les territoires ultramarins.


Pluies torrentielles, cyclones, risques sismiques et de tsunami sont autant de phénomènes climatiques à l’intensité et à la fréquence croissantes.


Il en résulte des mouvements de terrain et inondations sur les terres littorales, et plus grave encore, des infiltrations d’eau salée dans les nappes phréatiques. Ainsi à Wallis, à terme, l’eau deviendra impropre tant à la consommation qu’à toute culture agricole.


Ce phénomène d’élévation inéluctable du niveau de la mer, combiné à l’acidification croissante des océans est appelé à s’accroître dans la plupart des territoires ultra-marins. Cela affectera à terme la survie et le bon fonctionnement des écosystèmes littoraux comme les récifs coralliens et les mangroves dans leur fonction protectrice des littoraux.


Des marges de progrès existent pour les territoires d’outre-mer les plus démunis, en particulier Mayotte et Wallis et Futuna. Des investissements doivent être faits dans le domaine des équipements, je pense par exemple à la couverture en radars météorologiques ou en houlographes.


Par ailleurs, des structures de coopération devraient être mises en place avec les autres îles et territoires de l’environnement régional de nos outre-mer.


Mme la Ministre,

Je souhaiterais donc savoir quels investissements sont envisagés par le gouvernement dans ces deux domaines ?


Seul le prononcé fait foi


Mme Annick Girardin, ministre

Je vous rejoins sur la nécessité de conserver des systèmes de surveillance de qualité. Nos territoires d'outre-mer sont les vigies du dérèglement climatique. Ils doivent être équipés pour assumer ce rôle. Les risques sont largement gérés avec un observatoire volcanologique et sismique à la Guadeloupe. Idem pour les inondations et les cyclones.


Des modèles de submersion ont été réalisés. Nous maintiendrons notre capacité sur les trois bassins.


Les Centres de recherches insulaires et observatoire de l'environnement (Criobe) en Polynésie travaillent sur le corail notamment. Les barrières de corail nous protègent et il nous faut travailler sur ces sujets. Entre 2018 et 2019, Mayotte a connu des séismes. Un volcan sous-marin a été découvert qui est surveillé de près. Tous les moyens sont mis en place.

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