Claude Malhuret : Portraits

Libération : Bienséance publique par Alain Auffray


«La parole est à M. Claude Malhuret» : l’annonce du président du Sénat déclenche un frémissement d’aise dans l’hémicycle. Les sénatrices et sénateurs s’enfoncent dans leurs fauteuils rouge cramoisi. On s’apprête à savourer le moment, avec une flopée de bons mots, beaucoup d’ironie et un peu de cruauté. Au fil de ce quinquennat, Malhuret se sera déchaîné contre les gilets jaunes, puis contre les antivax et, dernièrement, contre les poutinophiles. Proche d’Edouard Philippe – ce qui le place dans la catégorie des macronistes «loyaux mais libres» –, Malhuret s’est spécialisé dans le stand-up antipopuliste. Les extrêmes, droite et gauche, sont ses cibles favorites. Mais il se paie aussi François Hollande qui «a mené une politique qui ressemble à cette enseigne qu’[il] a vue l’autre jour sur la route : “Restaurant ouvrier, cuisine bourgeoise”».

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Le Journal du Dimanche : Du plus vieux startupeur de France à vedette du Sénat par Catherine Nay


En février, le jury du Trombinoscope sacrait Claude Malhuret « sénateur de l’année ». Une récompense méritée pour celui dont chaque intervention est annoncée comme le dessert du jour, la gourmandise à savourer. « C’est vrai, quand on sait qu’il va parler, on reste dans l’hémicycle et je le félicite à chaque fois », atteste Pierre Charon, son collègue LR de Paris.


Le sénateur de l’Allier peaufine son texte, qu’il écrit toujours lui-même. Comme un artisan, il travaille sa pâte : une grosse base de bon sens, qu’il pimente d’ironie moqueuse et de formules que l’on se répétera en ville. Il n’a pas son pareil non plus pour choisir des mots simples qui éclairent une situation complexe. À la tribune, il s’interdit de faire l’acteur : les effets de manche, l’emphase, pas pour lui ! Le visage impassible, hormis cette petite pointe de malice dans l’œil qui traduit une jubilation intérieure, c’est la voix presque neutre et le corps quasi immobile qu’il étrille pêle-mêle ceux qui se plaignent tout le temps et qui sont légion en France. Les antivax : « Si vous voulez vacciner tout le monde, interdisez le vaccin, ils vous le réclameront tous », conseille-t-il au gouvernement. Les complotistes, les experts, « plus il y en a sur les plateaux, moins je comprends ».

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Interventions au Sénat