Colette MÉLOT : Audition Clément Beaune - Débat préalable au Conseil européen des 24 et 25 mars

18 mars 2022


Audition de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, par la Commission des Affaires européennes du Sénat en vue du Conseil européen des 24 et 25 mars 2022, concernant l'agression russe à l’encontre de l’Ukraine, les sujets de sécurité et de défense (boussole stratégique), l'énergie, les questions économiques, l'épidémie de Covid-19 et les relations extérieures

Monsieur le Ministre, Mes chers Collègues,


Tout d’abord, j’aimerai exprimer tout mon soutien au peuple ukrainien, à son Président et à tous ceux qui l’entourent. Je salue leur courage et leur engagement dans cette terrible période, dans les temps de guerre.


Dans la déclaration de Versailles, il est question de l’approfondissement de notre partenariat. Je me félicite de cette orientation, que je crois essentielle.


Le programme Erasmus a été évoqué dans cette perspective. Nous venons de fêter les 35 ans de ce programme dont les effets positifs ne sont plus à démontrer. Active sur cette question depuis des années, j’ai eu l’occasion d’expliquer que l’augmentation des moyens dédiés à Erasmus + est une très bonne nouvelle. Qui plus est, nous sommes dans l’année européenne de la jeunesse et nous devons continuer à tisser un lien fort entre européens, et aussi avec nos voisins proches.

Cela passera par notre jeunesse, qui apprend à vivre ensemble et à partager les valeurs qui sont les nôtres.

Monsieur le Ministre, un renforcement de la participation à Erasmus pour la jeunesse ukrainienne est-il bien envisagé ? Quelle nouvelle forme pourrait prendre cette participation approfondie ?


Je vous remercie.


Clément BEAUNE – Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes


La réponse est oui, une discussion ou une réflexion de la Commission européenne et du Ministre de l’Enseignement supérieur est engagée là-dessus. Il n’y a pas encore de décision qui ait été prise mais l’idée, je l’évoquais, c’est d’abord de recenser avec plusieurs pays européens les cas d’étudiants qui sont déjà sur place, parce que certains, pour garder leur protection vont devoir rester en France ou dans les autres pays européens dans le cadre d’un programme ERASMUS donc c’est un prolongement en quelque sorte des échanges et une intégration à un programme universitaire normal. Ça c’est ce à quoi nous réfléchissons en coordination européenne et deux, effectivement, favoriser l’accès aux études par les Ukrainiens. Là aussi, je vais être très pragmatique, oui, ce peut être un réceptacle en quelque sorte. La question c’est, pour rebondir sur ce que dit Monsieur CHANTREL et plusieurs autres, c’est comment on fuit l’Ukraine ? Une fois que dans l’afflux de réfugiés, il y a des jeunes, beaucoup de jeunes, des étudiants, plutôt des étudiantes d’ailleurs puisque ce sont les jeunes filles, les femmes qui quittent pour des raisons de mobilisation des hommes, l’Ukraine qui, j’en ai encore rencontré encore une hier qui faisait des études de droit à Kiev, qui veut se scolariser, c’est pas forcément d’ailleurs ERASMUS + mais peu importe la coquille exacte, qui veut poursuivre ses études en France. C’est ça que nous sommes en train d’organiser et de le faire de manière coordonnée au niveau européen.

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