Colette MÉLOT : Les acteurs du médico-social dans l'organisation des soins sur nos territoires

06 octobre 2022


Débat sur le thème "Quelle place donner aux acteurs du médico-social dans l'organisation des soins de demain sur nos territoires ?"

Madame la Présidente,

Madame la Ministre,

Mes chers Collègues,


Alors que nous travaillons déjà sur le PLFSS 2023, et que nous sommes confrontés depuis des années à la difficulté d’accès aux soins dans nos territoires, je veux répéter l’importance des acteurs du médico-social partout en France. La demande en personnel est croissante dans ce secteur, de nombreuses offres d’emploi restent vacantes et, chaque jour, des personnes vulnérables ne reçoivent pas les soins nécessaires.


Notre société et nos territoires évoluent très rapidement. Les besoins ont changé, la manière d’y répondre également. Il me semble essentiel d’avoir une vision d’ensemble pour répondre aux problématiques du secteur médico-social et repenser l’organisation spatiale des soins de demain. De manière globale, les secteurs médico-social, paramédical et médical doivent travailler main dans la main.


Dans ce cadre, la formation est la clef. Qu’elle soit initiale, continue ou de reconversion. Et cette formation doit être au plus près des territoires. J’en veux pour preuve en Seine-et-Marne, l’antenne à Melun de l’université Paris-Est Créteil. C’est excellent pour notre territoire, surtout lorsque l’on sait que les étudiants s’installent généralement où ils ont étudié. Cela doit être encouragé et développé.


De plus, la construction de pôles de santé sur nos territoires est un enjeu et il faut savoir qu’ils sont très souvent associés à des services médico-sociaux. Nous devons assurer cela.


C’est pourquoi nous devons développer un panel de formations intégrées dans un système complet, équilibré et efficace, qui s’adapte autant aux spécificités de nos territoires qu’aux évolutions démographiques, sans oublier de valoriser ces métiers.


Madame la Ministre, quelles sont vos pistes de réflexion pour faire évoluer les formations de ce secteur ?


Réponse de Mme Agnès FIRMIN LE BODO – Ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé


Madame la Présidente, Madame la Sénatrice,


Vous avez raison de rappeler l’importance et la valeur des acteurs du médico-social partout en France, nous ne le dirons jamais suffisamment.


Leur engagement a été particulièrement remarquable, lors de la crise Covid-19. Et de leur présence, de leur investissement, de leur vocation, nous en avons besoin aujourd’hui et nous le savons, ce sera encore plus vrai demain.


Le Président de la République a affiché des ambitions claires en la matière, à la hauteur des besoins qui se dessinent. Je pense notamment aux 50 000 recrutements programmés pour renforcer les équipes dans les Ehpad au cours du quinquennat.


Alors, travailler main dans la main entre les acteurs du médico-social, paramédical et médical c’est effectivement, vous l’avez souligné, une nécessité. Ce n’est pas une nouveauté. Cela demande du temps et de la méthode.


Un exemple concret des avancées sur le sujet : la mise en place des dispositifs d’appui à la coordination qui concernent aussi les professionnels libéraux, ceux du sanitaire et ceux du médico-social. Ils visent prioritairement à coordonner les interventions autour de situations complexes, quelle que soit la pathologie et l’âge de la personne.


Votre interrogation sur la formation, nous la partageons tous. Il s’agit bien évidemment d’un axe essentiel pour améliorer d’une part, les compétences et les connaissances de nos futurs professionnels et d’autre part, pour améliorer l’attractivité des métiers et de l’accompagnement du soin.


Nos priorités, car il s’agit d’une ambition typiquement interministérielle sont d’améliorer l’accès à la formation par un effort de simplification. Mieux faire connaître nos métiers, favoriser les parcours professionnels, notamment avec la validation des acquis et de l’expérience. Il ne vous a pas échappé qu’hier, l’Assemblée nationale a voté en première lecture la création d’un véritable service public de la validation des acquis de l’expérience.


Enfin, une réflexion sur les maquettes de formation et sur leur mise en cohérence sera également à mener.


Sur ce chantier, comme sur les autres nous nous y attelons activement ;

Interventions au Sénat