Franck MENONVILLE : Question à Mr Jean-Yves LE DRIAN, Ministre de l'Europe et des Aff. Etrangères


Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers Collègues,


A cet instant, nous voulons rendre hommage au travail remarquable du personnel soignant qui est en première ligne pour sauver des vies. Parfois dans des conditions dramatiques comme c’est actuellement le cas dans le Grand Est. Nous avons aussi une pensée émue pour les malades et leurs proches.


Je tiens aussi à remercier nos concitoyens qui respectent les consignes sanitaires. Ces mesures extraordinaires sont contraignantes mais absolument nécessaires. Nous saluons également l’engagement des pouvoirs publics, des services de l’État mais aussi des élus locaux et des agents mobilisés au quotidien.


Au Sénat, nous avons fait le choix de traiter par nos questions les différents aspects de la crise, afin d’obtenir des réponses complètes du Gouvernement.


Ma question est la suivante :

Notre continent est à présent le premier foyer de pandémie. Pour limiter la propagation du virus et éviter la saturation de nos hôpitaux, l’Union Européenne a renforcé le contrôle de ses frontières, et certains pays membres ont fait de même.


Seule une solidarité intra-européenne permettra de faire face à cette crise qui ne connaît pas de frontières.


Aucun des pays membres ne peut cependant vivre de manière autarcique : le marché unique doit donc continuer à fonctionner mais avec précaution et contrôle.


Les réponses des États membres doivent être coordonnées et cohérentes. La coopération européenne doit se faire en matière de mesures sanitaires bien sûr mais également en matière de recherche, de production des équipements de protection qui sont aujourd’hui en nombre insuffisant.


Monsieur le Ministre, quelle coordination et quelle procédure comptez-vous mettre en œuvre avec nos partenaires européens pour permettre une gestion à l’échelle européenne de cette pandémie ?


M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères


Le combat contre le Covid-19 est une épreuve et un défi pour l'Europe, que les Européens doivent relever ensemble. Le Président de la République a ainsi souhaité, avant-hier, un Conseil européen par visioconférence.


À son issue, trois initiatives ont été prises. La fermeture des frontières extérieures de l'Union européenne et de l'espace Schengen d'abord. À l'intérieur de cet espace, des contrôles conjoints sont organisés aux frontières, avec l'Allemagne, l'Espagne et la Suisse en particulier. Mais chacun pourra rentrer chez soi, les marchandises circuleront et les travailleurs transfrontaliers pourront continuer de travailler.


Deuxième initiative, les achats groupés de matériel de protection et la mise en place de crédits significatifs pour poursuivre la recherche sur le Covid-19 et trouver un vaccin.


Troisième mesure, 37 milliards d'euros ont été engagés par la Commission européenne pour soutenir les systèmes de soins et les secteurs économiques les plus vulnérables. Cela conduit à une plus grande souplesse sur les aides d'État et sur le pacte de stabilité et de croissance. Enfin, la Banque centrale européenne a annoncé un programme de 750 milliards d'euros de rachat de dette publique et privée a été lancé : du jamais vu, pour une crise sans précédent. La réponse sera en grande partie européenne.

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