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Alain FOUCHE : Débat sur la Politique de fret ferroviaire

03 avril 2018

Débat sur le fret ferroviaire

Monsieur le président, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, en préambule, je souhaite souligner la responsabilité des différents gouvernements, qui ont préféré financer le tout-TGV, plutôt que le fret ou la sécurité.

À l’heure où le Gouvernement envisage de redessiner la carte ferroviaire du pays avec l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, la question de l’aménagement du territoire est plus que jamais sur toutes les lèvres. Le fret ferroviaire doit, comme le transport de voyageurs, y participer.

Suivant cette logique, le comité interministériel d’aménagement du territoire de décembre 2003, mis en œuvre par Jean-Pierre Raffarin, avait validé le financement de cinq grands axes ferroviaires pour le fret.

Dans le cadre du plan d’action pour la relance du fret ferroviaire d’octobre 2016, le Gouvernement s’était engagé à ce que l’aménagement soit l’un des deux axes stratégiques de la relance de ce secteur. Je veux donc croire à une priorité de cet aménagement dans la politique du fret, indépendamment des clivages politiques !

Le développement du maillage ferroviaire territorial et la relance de l’activité de fret ferroviaire vont nécessairement de pair. Alors que notre pays veut s’engager à la tête de la lutte mondiale contre le changement climatique, il faut encourager le ferroviaire, en particulier la massification du fret.

Le rapport du 1er février évoque deux pistes intéressantes : d’une part, le renforcement des investissements de mise au gabarit de l’autoroute ferroviaire atlantique et de la rocade ferroviaire du nord du bassin parisien ; d’autre part, le développement des mesures de domestication, c’est-à-dire l’exploitation de lignes à la fois pour le fret et pour le transport de voyageurs.

Madame la secrétaire d’État, ma question est donc simple : en période de restriction des moyens budgétaires, jugez-vous pertinente cette politique de domestication des lignes et, si oui, sur quelles lignes faut-il placer en priorité ces investissements bénéfiques à la fois au fret et au transport de voyageurs ?


Interventions au Sénat

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