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Marie-Pierre Bessin-Guérin - QAG - Prise en charge de la Santé mentale des jeunes à l’école

  • 6 mai
  • 3 min de lecture

6 mai 2026




 

Question de Marie-Pierre Bessin-Guérin :

 

Ma question s'adresse au ministre de l'Éducation nationale.

 

Le département de Loire-Atlantique a été frappé il y a un an par un drame qui a profondément marqué les Français bien au-delà de notre territoire. Une attaque au couteau dans un lycée nantais a coûté la vie à une élève de 16 ans.

 

Le 10 avril dernier, un autre tragique événement a eu lieu dans un lycée d'Ancenis où une jeune fille a été gravement blessée par un élève en situation de fragilité psychologique.

 

Cette nouvelle agression interroge encore une fois sur la capacité de notre système éducatif à prévenir les violences et accompagner les jeunes en grandes souffrances psychologiques.

 

Selon le procureur de Nantes, le mis en cause du drame du mois dernier présentait des fragilités psychologiques connues qui l'avaient conduit à une prise en charge aux urgences psychiatriques. Et pourtant ce drame n'a pu être évité.

 

Face à la recrudescence des signalements de couteaux en milieu scolaire, plus 15% entre février 2024 et février 2025, le gouvernement a renforcé les contrôles des sacs permettant la saisie de 525 armes blanches l'année dernière.

 

Ces mesures nécessaires à court terme ne doivent pas exclure une véritable politique de prévention et d'accompagnement de la santé mentale des élèves.

 

Deux rapports parlementaires de 2025 sur la santé mentale des mineurs dressent un constat alarmant. Près d'un jeune sur cinq présente des troubles psychiques et l'école, souvent premier lieu de repérage, manque cruellement de moyens.

 

Il était proposé la formation systématique des enseignants et des personnels éducatifs à la détection des signes de détresse psychologique, la création de cellules de soutien psychologique dans chaque établissement et surtout le renforcement des liens entre l'éducation nationale et les acteurs de la santé mentale.

 

Au regard de ces propositions, lesquelles vous semblent prioritaires et quand envisagez-vous de les mettre en œuvre ?

 

 

Réponse du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray :

 

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Madame la Sénatrice,

 

Vous avez raison d'abord, la santé mentale est un enjeu majeur. Vous savez que j'en ai fait une de mes trois priorités le jour de mon arrivée au ministère et nous avons eu des jeunes qui sont objectivement psychiquement vulnérables. C'est un jeune sur trois aujourd'hui qui connaît des troubles anxio-dépressifs au cours de sa scolarité entre le collège et le lycée.

 

Plusieurs choses par rapport à cela parce que le phénomène est en réalité extrêmement complexe. La réponse ne peut que résulter d'une stratégie globale.

 

D'abord, en termes de capacités humaines à repérer et à prendre en charge, vous savez qu'on a inversé pour la première fois la tendance en créant en loi de finances des postes d'infirmières, de psychologues et d'aides sociales.

 

Il faudra que cette trajectoire dure à l'avenir, à mon avis, dans une capacité évidemment à pouvoir les recruter, première chose et nous avons d'ores et déjà 8000 ce qu'on appelle "personnels repères", c'est-à-dire des personnels qui sont plus experts qui ont été formés dans le second degré pour pouvoir repérer, détecter et orienter les jeunes.

 

Deuxième élément, je vous l'avais annoncé mais nous y sommes enfin et avec un retard qui nous est imputable mais parce qu'on voulait être sûr que ça fonctionne. Nous mettons en place ce qu'on appelle le dispositif coupe-fil avec Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, qui permet en fait quand un médecin ou une infirmière scolaire oriente un élève vers la médecine de ville, que celui-ci puisse être pris en charge. Puisque vous savez qu’autant nous pouvons détecter et orienter, autant nous ne pouvons pas assurer un suivi des élèves comme des patients au sein de la médecine scolaire.

 

Troisième élément, et vous l'avez dit aussi, s'agissant des faits symptomatiques, nous avons massifié les contrôles avec Laurent Nunez, 20 500 contrôles en un an, 800 armes blanches saisies pour prévenir l'entrée, mais vous voyez que je le mets en bout de chaîne.

 

Et puis le quatrième élément, pardon de le redire, mais c'est quand même important, c'est que tout ne peut pas se faire à l'école.

 

Il y a un moment où il y a des familles et où ces familles elles ont aussi un rôle à jouer dans la détection des troubles mentaux et puis une société dans son ensemble et singulièrement nous avons un enjeu que nous partageons avec d'autres ministres de ce gouvernement c'est la protection sociale de l'enfance, la protection de l'enfance, puisque je rappelle que sur les cinq adultes qui ont été poignardés l'année dernière dans le milieu scolaire, quatre l'ont été par des jeunes qui étaient sous mesure socio-judiciaire.

 

Je vous remercie.

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