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Vincent Louault - QAG - Situation de l'agriculture française

  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

25 février 2026



Monsieur le Président,

Madame la ministre,

Mes chers Collègues,


Hier soir, nous avons débattu des crises agricoles en plein salon de l'agriculture, au moment où se préparent la future PAC et le projet de loi d'urgence agricole. Vers minuit, un doute m'a saisi. Sur le sujet de la prédation des loups, et alors même qu'un consensus réunissait le ministère, les agriculteurs et les sénateurs, voilà que le seuil nécessaire pour atteindre l'état de conservation de l'espèce est requestionné et renvoyé à une nouvelle étude. Madame la ministre, en sera-t-il de même pour tous les autres sujets liés à l'agriculture ?


Les discussions autour du futur projet de loi où l'urgence fait désormais place à la simplification, renforcent le sentiment que l'agriculture n'est toujours pas considérée comme un secteur économique. Vous le disiez vous-même hier soir, un des problèmes est de considérer que les questions environnementales seront toujours opposées aux enjeux agricoles. Ainsi, je redoute que les arbitrages interministériels à venir sur les questions agricoles, sur le loup, l'eau, les zones humides, les cours d'eau ou encore les moyens de production ne soient pas remportés par votre ministère. Alors madame la ministre, je connais votre courage, je connais votre engagement, mais pouvez-vous nous garantir que l'agriculture sera traitée comme une priorité stratégique et qu'elle ne sera pas encore la variable d'ajustement des équilibres gouvernementaux ?


Réponse de la ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Madame Annie Genevard :


Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les sénateurs,

Monsieur le Sénateur Vincent Louault,


Je prolonge la conversation que nous avons eue hier en séance sur le loup. Je n'ai pas remis en cause le seuil. Ce seuil est ancien. Il mérite d'être requestionné parce qu'il fonde toute la politique de prélèvement du loup. Et nous voulons le faire évoluer dans le sens que vous et moi espérons, c'est-à-dire mieux protéger les éleveurs.


C'est un des sujets que nous aborderons dans la loi d'urgence agricole, dont je voudrais dire à l'ensemble de la représentation sénatoriale que l'important dans cette loi, c'est pas de faire le grand soir de l'agriculture. On a eu 5 textes de loi en 2025. C'est notre capacité à répondre à des attentes du monde agricole, des attentes de simplification, des attentes puissantes, des attentes fortes, mais de porter au bout le texte. Moi, je suis toujours jugée sur des résultats, monsieur le sénateur. Est-ce que je peux porter les projets au bout ? Est-ce que j'ai des résultats ? Et j'en ai.


Sur le déblocage des bâtiments d'élevage, on a pris les décrets ICPE. Sur le loup, j'ai allégé la réglementation pour permettre de prélever davantage et plus facilement des loups. Donc, ce que nous voulons à travers ce texte, c'est un texte opérationnel, qu'on soit en capacité véritablement de répondre concrètement à quelques attentes les plus urgentes, les plus opérationnelles, les plus simplificatrices de la part des agriculteurs.


Vous parlez des arbitrages ministériels. Je vous ai donné les deux exemples : le loup, les ICPE. Nous avons travaillé avec le ministère de la Transition écologique. Je crois véritablement qu'il nous faut trouver ce chemin. Vous avez la gentillesse de dire que j'ai abordé ces questions frontalement, facialement, vous m'avez même prêté du courage pour le faire et il en a fallu un peu quand même pour faire adopter la loi dite Duplomb-Menonville visant à lever les entraves, vous le savez puisque vous avez été très présent dans ce débat Monsieur le Sénateur. Donc il faut que nous ayons le même état d'esprit, être opérationnels, être concrets, être utiles et simplifier la vie de nos agriculteurs.


Réplique de Vincent Louault :


Merci Madame la ministre,


Vous savez que nous serons toujours à vos côtés pour trouver les solutions les plus pragmatiques pour les agriculteurs. Seulement, vous l'avez dit, cinq projets de loi qui sont passés au fur et à mesure des années, des rapports, beaucoup de travaux sénatoriaux. Le président Gérard Larcher vient de le rappeler au salon de l'agriculture. Mais notre grosse fatigue, c'est de perdre sur des arbitrages interministériels.


Et oui, madame Agnès Pannier-Runacher s'était engagée sur les ICPE et encore heureusement, j'ai envie de vous dire, que l'État a respecté les engagements de la ministre. Il faut quand même le rappeler. Donc merci Madame la ministre pour vos efforts.

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