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Claude MALHURET : Question sur la grève et ses conséquences

Monsieur le Premier Ministre,


La France est aujourd’hui divisée en deux camps : ceux qui râlent et ceux qui râlent contre ceux qui râlent. Ces derniers jours, on a surtout entendu les premiers. Je voudrais parler des autres, de tous les autres, ceux qui ne défilent pas, qui n’ont pas de mégaphones, pas de pancartes, parce qu’ils savent qu’un examen objectif des faits est toujours trop long pour une banderole, ceux qui ne font pas grève et se font parfois, pour cela, injurier ou crever leurs pneus. Ceux qui ne supportent plus de voir que lorsqu’on a un problème avec le gouvernement on s’en prend aux travailleurs, naufragés dans des transports à l’arrêt, aux enfants se heurtant à des grilles d’écoles fermées, aux chefs de petites entreprises supportant seuls le coût de l’absentéisme forcé de leurs employés, aux commerçants espérant rattraper les pertes subies l’an dernier et qui voient s’annoncer pour Noël de nouvelles pertes, au plus grand profit d’Amazon. Ceux à qui l’on dit que le service public a une obligation de continuité et qui constatent que 90% des grèves ont lieu dans le secteur public, ceux qui constatent que les soi-disant défenseurs du service public s’en prennent en priorité aux usagers de ce même service et que le baratin de la grève au service de tous n’est que le faux-nez de la défense de privilèges corporatistes.


Ces français-là sont beaucoup plus nombreux que les grévistes, mais comme ils ne manifestent pas, personne ne se soucie d’eux et ils continuent de ramer en attendant un métro qui ne viendra jamais ou un train qui sera supprimé.


Et comme si ça ne suffisait pas, la CGT nous annonce désormais le blocage des raffineries. Bonjour les fêtes de Noël en famille.


Nicolas Sarkozy avait réussi en 2007 à faire voter une loi sur le service minimum qui a fonctionné pendant quelques années. Elle est désormais bafouée et inopérante.


Ma question est la suivante, Monsieur le Premier Ministre :

  1. Pouvez-vous nous assurer de la détermination du gouvernement face aux blocages présents et annoncés ?

  2. N’est-il pas temps, comme le proposent certains de nos collègues sur ces bancs, de réfléchir à de nouvelles dispositions sur le service minimum garanti ?

Réponse du Premier Ministre :

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